Introduction

Après la décision de la direction de la TGIR de ne pas donner une suite positive à un projet de nouvelle labellisation du consortium (ArcMC) pour les quatre prochaines.

Après lecture des avis du conseil scientifique de la TGIR sur le bilan et le projet puis la réception de la lettre du Comité de pilotage qui les validait avec la proposition d’une rencontre pour préserver les résultats du consortium

Il a été décidé par le bureau du consortium d’une réunion le 2 mars après transmission de tous les documents et échanges de premières réflexions par courrier.

A l’ordre du jour de la réunion il y avait :

  • un échange de vue sur le bilan de l’activité du consortium,
  • une appréciation du travail d’évaluation dont il a été l’objet
  • une réflexion sur les perspectives et l’intérêt de pérenniser la démarche et l’activité engagées.

Plutôt que de transcrire dans le détail l’ensemble des interventions enregistrées et consultables, on s’est efforcé d’en présenter ici une synthèse

Pistes de réflexion et chantiers – méthodes et instruments

Les réflexions et les propositions présentées lors de cette réunion se sont focalisées sur certains thèmes en sachant qu’ils n’ont rien d’exclusifs et qu’il en restera d’autres à traiter dans de prochaines séances de travail.

La première réflexion, unanime, a porté sur le traitement des archives nativement numériques qui constitue l’une des priorités actuelles. Ainsi les Archives nationales sont engagées dans des projet concernant le nativement numérique. Ex. VITAM-outil interministériel pour la collecte , la gestion et la conservation et la transmission des archives électroniques. L’objectif à long terme est de « dissoudre » la spécificité de chaque type d’archives (archives électroniques, archives audiovisuelles) pour créer des versements hybrides en intégrant les fonds papier. Cela recoupe la réflexion sur les nouveaux outils qui accompagnent la création des instruments de recherches archivistiques ( indexation par fonction, nouveau référentiels, etc). La mise en œuvre du Portail « France Archives » entre en résonance avec les préoccupations du consortium ArcMC qui se pose des questions de thématisation, d’éditorialisation. En tout état de cause ces projets devraient susciter l’intérêt du CNRS, à condition de continuer à situer notre réflexion en tenant également compte des avancées de la BNF.

Une deuxième réflexion porte sur les archives de la recherche et des chercheurs, à propos desquelles une réflexion du consortium s’est construite et a interrogé à ce sujet la TGIR sur l’intérêt d’une initiative conjointe entre différents consortiums lors de la réunion organisée à ce sujet le 1er février 2016. Cette question est d’actualité dans la perspective de la création du Campus Condorcet des sciences sociales à l’horizon 2019. Il existe un groupe de travail sur ces archives (dont font partie le CHS, les AN) avec comme mission la collecte les archives des laboratoires du campus Condorcet. La BDIC est engagée également dans un travail de traitement des archives des chercheurs et des militants et de leur mise en valeur, ce qui ouvre des perspectives nouvelles au développement de ce champ de travail.

Perspectives pour ArcMC

Continuer et prolonger : unanimement a été affirmée l’importance de poursuivre le travail engagé et de pérenniser les résultats obtenus. Ce que nous avons esquissé dans notre proposition non retenue peut encore nous servir de référence pour avancer dans la formulation des objectifs et des modalités pour y parvenir.

Passer du consortium à un réseau fonctionnel : réseau ArcMC prenant appui sur des partenaires anciens déjà engagés et de nouveaux qui avaient rejoint notre nouveau projet. Cette ouverture à des équipes et des labos doit être ancrée dans les MSH et leurs plateformes qui constituent des infrastructures capables de consolider les résultats et pérenniser le travail sur les archives numériques du monde contemporain.

Parmi les objectifs :

Développer des méthodologies de traitement des différents types de corpus (ocr, fouille, indexation , ontologies)

Travail sur la mise au point de portails ou sites thématiques : 2e Guerre Mondiale (travail engagé depuis 2016 avec la BDIC et 3 MSH : de Caen, de Dijon et de Besançon), des musées de la résistance et de la déportation.

Migrations, Mouvement sociaux, capables de répondre aux préoccupations communes des chercheurs et des institutions impliquées dans le nouveau réseau. Ces projets structurants de grande ampleur peuvent être portés par les établissements partenaires ayant déjà des projets qui impliquent ces thématiques. Il s’agit de partir des acquis méthodologiques réalisées dans le cadre des projets réalisés (ex. Paprika) pour les élargir à d’autre type de corpus (ex. la déportation, Brigades internationales, corpus de chercheurs, les migrations, les mobilisations sociales) 

Ont été envisagés pour ce faire la combinaison entre ateliers, séminaires et journées d’études. La mise en place d’un réseau fonctionnel à la place de l’ancien consortium institutionnel, autour de la question des archives numériques du monde contemporain est apparu nécessaire. Sa forme organisationnelle pourrait être un GIS.

Faire en mai une réunion de coordination (tenant compte que 3 autres partenaires ont donné leur accord pour intégrer ce réseau (MRSH, FMSH, CODHOS)

Définir le système de pilotage/coordination avec des représentants de chaque établissement.

Définir un comité éditorial pour faire vivre le site.

Organiser une réunion qui statuera sur l’avenir (arriver avec des propositions concrètes) : début mai.

Une réunion avec la direction de la TGIR est prévue pour envisager les modes de coopération pour consolider les résultats du consortium.

La réunion a eu lieu le 28 mars : l’équipe d’ArcMC constituée de Françoise Blum, Alain Bertho, Francis Aubert et Serge Wolikow a rencontré Olivier Baude et Stéphane Pouyllau. Un long échange de vue de près de deux heures nous a permis de faire part des remarques et réflexions exprimées lors de notre du 2 mars. Olivier Baude nous a remercié de lui avoir transmis l’ensemble des réactions suscitées par les décisions du comité de pilotage et les appréciations du conseil scientifique. Nous avons redit qu’il nous semblait qu’une partie importante des activités du consortium et des préoccupations fondamentales qui l’animaient n’avaient pas été réellement pris en compte. Ont été évoquées les perspectives à propos desquelles la direction de la TGIR a indiqué qu’elle avait le souci de consolider les résultats et d’apporter son appui à la pérennisation des outils et des bases de données. Nous avons évoqué notre souci de poursuivre la démarche engagée dans le cadre d’un réseau prenant appui sur les plateformes des MSH … Nous avons également évoqué la possibilité d’une coopération entre notre réseau autour de questions concrètes soulevées par le stockage des données, leur moissonnage, leur publication notamment sur des sites thématiques. Sur ce point nous avons obtenus l’engagement de pourvoir continuer d’utiliser notre site et notre carnet d’hypothèse. En somme à nous de jouer… avec l’engagement que la TGIR pourra, à la mesure de ses moyens, nous apporter ses services.